Revue très en retard cette semaine entre une actualité fort chargée et des activités personnelles elles aussi chronophages. Du coup, moins de blabla, allons directement à ce qui vous intéresse.
Le coup de cœur de la semaine
Point de projet à l’honneur cette semaine, même si plusieurs candidats pouvaient facilement y “prétendre”. Mais un grand merci à tous ceux qui s’impliquent pour gérer les pledges groupés. Ce mois de mars aura battu bien des records en la matière, que ce soit en volume, en réduction, en organisation…
Les groupés se multiplient, atteignent des volumes impressionnants et nécessitent désormais une organisation complexe, avec des sous-groupés/hubs régionaux. Mais, à la base, ils reposent sur un (ou quelques) membre qui s’investit à fond sur un projet au service de toute la communauté. Alors que ce n’est pas toujours une partie de plaisir entre les négociations avec l’éditeur, les paiements après lesquels il faut courir, les modifications de dernière minute, les erreurs de données sur les google docs, les relances restant sans réponse, l’emballage et l’expédition de dizaines de cartons. Et tout cela seulement par amour; même si le porteur prélève une petite commission, ou se fait du coup payer son pledge, ce n’est pas cher payé pour le travail fourni (il parait même que c’est un sujet de plaisanterie au Bangladesh).
A tous ceux qui organisent ces pledges groupés, un grand merci. Le succès grandissant du crowdfunding de par chez nous vous doit beaucoup. A tous ceux qui participent à ces pledges groupés, merci de penser à celui qui s’investit personnellement pour rendre cela possible. De remplir les documents qui vous sont demandés, de lire attentivement les emails reçus, de payer le groupeur au plus vite etc. Et n’hésitez pas à arrondir vos paiements (au supérieur^^); ce n’est pas grand chose mais ça fait toujours plaisir.
Et, enfin, à ceux qui doutent et se demandent si ce n’est pas un peu risqué : oui, les pledges groupés imposent de faire confiance à un inconnu. Et personne n’est à l’abri d’un accident. Mais nous n’avons pas eu jusqu’alors connaissance d’un groupé parti en vrille [NDLR : OK, un vieux, il y a longtemps et encore a-t-il probablement été livré. Au moins en grande partie]. Dans le doute, regardez l’historique du porteur. Ou demandez franchement, simplement. Mais gentiment, hein; les organisateurs de groupés sont des gens formidables et nous leur devons tous plusieurs jeux que nous n’aurions pas pu nous offrir sans leur dévouement.
Ils se terminent
Chronicles of Crime
[“https://www.cwowd.com/wp-content/uploads/2017/12/Chronicles-of-Crime.jpg” data-rel=“prettyPhoto[image-266967]”>
](<span)Fin le mardi 20 mars à minuit. Jeu en français.
La page KS. Le forum où on en discute. Le pledge groupé.
Joli carton de Lucky Duck Games qui a déjà franchi le cap des 6000 souscripteurs dans une campagne sans temps mort; et même déjà en accélération depuis le début de cette dernière semaine. On ne donnait pourtant pas bien cher, avant lancement, de ce jeu d’enquête reposant pour beaucoup sur une application pour téléphone/tablette. Parce que, c’est bien connu : les joueurs de plateau n’aiment pas les applis. Ni même les téléphones (au moins/surtout quand ils jouent). Certes, nombreux sont ceux qui nourrissent encore des réticences/inquiétudes quant à l’intrusion de l’écran dans le jeu : l’écran est “froid”, impersonnel; celui qui l’utilise pour analyser une scène de crime (par exemple), est coupé des autres; et les autres justement vont-ils rester bêtement à attendre qu’il ait terminé?; etc.
Mais la curiosité l’a emporté chez beaucoup. Parce que, finalement, le téléphone trouve peu à peu sa place dans nos jeux; c’était inéluctable. Et aussi, dans le cas présent, car l’utilisation qui en est faite est maline, différente et ne pourrait pas réellement être remplacée par des cartes et pions.
Chronicles of Crime ne remplacera probablement pas la référence du jeu d’enquêtes qu’est Sherlock Holmes DC; surtout si vous aimez le côté narratif de celui-ci, la possibilité de jouer à 5 ou 6 (ou même plus) et les enquêtes tordues. Pour un moment plus intime et rapide, plus ludique même et immersif, Chronicles of Crime a sur le papier, ou ce qu’on a pu en tester, des atouts qui pourraient bien lui permettre de trouver sa place juste à côté dans votre ludothèque (ou d’occuper l’espace vacant si vous trouvez depuis trois ou quatre décennies que SHDC est à mourir d’ennui^^). Il reste encore beaucoup de questions en suspens mais l’envie est là .
Swordcrafters
[“https://www.cwowd.com/wp-content/uploads/2018/01/Swordcrafters.jpg” data-rel=“prettyPhoto[image-266967]”>
](<span)Fin le mercredi 21 mars Ă 2h30.
La page KS. L’agenda.
Ma petite déception personnelle car personne n’a cru bon/nécessaire de discuter de ce projet. Oh! je ne vous en veux pas, je n’arrive pas non plus moi-même à me convaincre de soutenir ce projet (on verra si je craque en dernière minute). L’idée d’utiliser les tuiles du jeu (c’est donc un jeu de tuile) et de les assembler en volume pour créer une épée, la plus “belle” possible pour le nouveau Roi est tout simplement brillante. Enfin, je trouve; mais j’ai un faible pour tous les jeux à “gimmick”, surtout quand ils utilisent le volume et l’espace intelligemment. Bref, des tuiles qu’on collectionne et qu’on assemble pour former une épée en les regroupant selon des motifs qui vaudront des points en fin de partie. Et on obtient ces tuiles après un “I split, You choose” qui, cette fois, manque de… peps, on va dire.
L’idée est géniale mais sa réalisation semble bien trop simpliste.
Nights of Fire
[“https://www.cwowd.com/wp-content/uploads/2017/09/Nights-of-Fire-Battle-for-Budapest.jpg” data-rel=“prettyPhoto[image-266967]”>
](<span)Fin le mercredi 21 mars Ă 22h19.
La page KS. Le forum oĂą on en discute.
Cette suite de Days of Ire devrait finalement faire un peu moins bien que le précédent; mais tout de même un score honorable (1000 backers environ) pour un jeu qui n’a rien de sexy à vendre. On avait beaucoup apprécié Days of Ire, centré sur les premiers jours de la révolte, où le peuple hongrois chassait les tanks russes de leur ville, et plus proche du jeu de plateau que du wargame. Ce second opus est clairement plus orienté wargamers et tient plus du wargame à blocs, card driven, que du jeu de plateau. Le thème est aussi plus rude puisque traitant cette fois de la fin de l’insurrection de Budapest en 1956 et son “écrasement” sous les chars soviétiques. Un conflit rarement traité qui devrait donc essentiellement intéresser les collectionneurs. Ou les souscripteurs du premier volet qui gagnent en plus la possibilité de relier les deux titres.
Robin Hood and the Merry Men
[“https://www.cwowd.com/wp-content/uploads/2017/08/robin-hood-and-the-merry-men-02.jpg” data-rel=“prettyPhoto[image-266967]”>
](<span)Fin le mercredi 21 mars à 23h59. Pas de texte sur le matériel et règle traduite.
La page KS. Le forum oĂą on en discute.
Un des projets de février-mars qui aura le plus excité nos envies. Même si, depuis une semaine, il aura été un peu éclipsé par d’autres sorties prometteuses. Au final, le plus gros succès de Final Frontier Games qui avait pourtant déjà réussi un joli coup avec le très apprécié Rise to Nobility et un des plus gros pledges groupés jamais organisés par les membres (@davy en est à 200 boîtes !).
Un jeu assez original, jamais facile dans l’univers de la pose d’ouvrier, avec un peu d’interaction et même quelques éléments de coopération (limitée). Le tout servi par une réalisation de toute beauté qui doit, encore une fois, beaucoup au talent de l’inévitable The Mico (Mihajlo Dimitrievski). Et des conditions finalement très correctes vu le matériel de jeu (Deluxe recommandée), même sans passer par le pledge groupé. Il reste juste à espérer que la durée de jeu prévue (25 min par joueur) soit plus réaliste que celle annoncée pour Rise to Nobility (plus proche en réalité du double)
Donning the Purple
[“https://www.cwowd.com/wp-content/uploads/2017/11/Donning-the-Purple.jpg” data-rel=“prettyPhoto[image-266967]”>
](<span)Fin le jeudi 22 mars Ă 23h50.
La page KS. Le forum oĂą on en discute.
Nous avions accordé un coup de cœur à ce petit projet qui n’aura pas réussi à percer, sans surprise vu la concurrence de ces dernières semaines. L’auteur a pourtant bien bossé, avec un changement de formule des Stretch Goals en cours de route histoire de créer une petite dynamique. Le projet n’atteindra probablement pas les 1000 souscripteurs et reste un peu onéreux une fois les frais ajoutés. Rien d’énorme et c’est souvent le cas des “projets d’auteur”. Mais dans une période aussi chargée, avec un projet difficile à cerner, probablement plutôt jouable seulement à 3 (même si 1-3 est annoncé) et sur un thème peu original… pas grand monde ne peut se le permettre.
Dice Settlers
Fin le jeudi 22 mars Ă 23h59. La page KS. Le forum oĂą on en discute et la Fiche du jeu.
[“https://www.cwowd.com/wp-content/uploads/2018/02/Dice-Settlers.jpg” data-rel=“prettyPhoto[image-266967]”>
](<span)Un fort joli projet, aux mécaniques bien ficelées, que ce jeu de “civilisation” léger et rapide à base de “pool building” (achat de nouveaux dés qu’on met dans un sac où on pioche ceux qui seront disponibles à chaque tour; bref, comme un deck building mais avec des dés). On retrouve de nouveau The Mico aux pinceaux (une phrase que je vais souvent écrire) même si, pour ce projet, sa participation n’est pas aussi déterminante (eh ouais, un jeu centré sur des dés, ça s’illustre moins bien).
On aurait pu espérer un peu plus de réussite mais peut-être est-on trompé par le Pledge groupé pour la version Deluxe qui représente, à lui seul, pas loin de 10% des souscripteurs. Rien de surprenant avec la superbe réduction négociée par @kakitaben. Hors groupé, la version Deluxe est malheureusement bien onéreuse (même si justifiée par le matériel supplémentaire, superbe). Et on regrettera aussi une stratégie d’animation de campagne qu’on qualifiera d’intéressante, à base d’objectifs temporels (SG xxx ajouté si yyy est atteint avant le tant à telle heure). Une idée à creuser mais dont les effets pervers (“et donc on l’a pas s’il n’y a pas 300 Likes avant demain soir ?”) se sont fait méchamment sentir.
Deadwood 1876
[“https://www.cwowd.com/wp-content/uploads/2018/02/Deadwood-1876.jpg” data-rel=“prettyPhoto[image-266967]”>
](<span)Fin le vendredi 23 mars Ă 2h.
La page KS. Le forum oĂą on en discute
On peut déjà ajouter ce projet à la liste des “plus de 10.000 souscripteurs”; un club qui s’agrandit chaque mois mais reste encore réservé à environ 1% des financements. Et devrait même faire mieux que le précédent projet du monsieur, Tortuga 1667 et ses 11867 contributeurs. Si les projets à plus de 10.000 backers sont rares, les éditeurs l’ayant réussi plusieurs fois le sont encore plus. Facade Games s’est taillé en seulement trois titres une belle réputation dans le secteur des jeux d’ambiance, catégorie “identité secrète”. On peut certes ne pas toujours apprécier leurs mécaniques; il n’est jamais possible de plaire à tout le monde et c’est un exercice encore plus délicat pour les jeux de ce genre. Mais personne n’a encore trouvé à redire à la qualité de leur production : exemplaire.
Ce troisième titre reprend les points forts des précédents, notamment au niveau de l’esthétique soignée et de la présentation, encore une fois en format “faux livre”. Mais ses mécaniques visent en plus directement dans le reproche qui leur est fait par certains : s’il joue des identités secrètes, en équipe, ce n’est pas le cœur du jeu (comme ça peut l’être pour The Resistance ou Good Cop Bad Cop). La clé, ici, sera d’être celui qui survivra à ses équipiers. Ensemble, donc, pour avoir une chance de gagner; mais au final, un seul repartira à cheval dans le couchant.
Edge of Darkness
[“https://www.cwowd.com/wp-content/uploads/2017/08/Edge-of-Darkness.jpg” data-rel=“prettyPhoto[image-266967]”>
](<span)Fin le samedi 24 mars Ă 2h.
La page KS. Le forum oĂą on en discute
AEG a mis longtemps avant de venir sur Kickstarter mais ils enchaînent coup sur coup deux projets au-delà des 5000 contributeurs. Si leur premier, Thunderstone Quest, ne faisait aucun doute dans nos esprits, ce Edge of Darkness aurait plutôt tendance à nous partager. C’est beau, très beau; c’est riche, très riche. Mais c’est aussi cher, bien cher. Et l’impression d’un jeu surproduit, avec des figurines dont l’utilité est encore à démontrer ou une tour à cubes un poil anecdotique, est difficile à chasser. Le jeu exploite la mécanique de card crafting que l’éditeur a introduit avec Mystic Vale mais celle-ci n’est qu’une partie d’un jeu qui multiplie les mécaniques… au point qu’on se sent un peu perdu. Dans le doute, et le jeu n’étant pas traduit et fort riche en texte, faire l’impasse est probablement un choix raisonnable; mais ne venez pas vous plaindre ensuite d’être passé à côté d’une pépite. Si le jeu vous tente et la langue pas un obstacle pour vous, c’est clairement le genre de projet qu’on aime retrouver sur Kickstarter (même si, on l’aurait préféré avec un peu moins de fioritures).
Le lancement de la semaine (dixit les membres)
Seconde semaine de suite sans aucun suspens.
Architects of the West Kingdom
Sur Kickstarter jusqu’au 29 mars. Jeu en français. La fiche du jeu. Le forum où on en discute. La page KS. Le pledge groupé.
[“https://www.cwowd.com/wp-content/uploads/2017/10/Architects-of-the-West-Kingdom.png” data-rel=“prettyPhoto[image-266967]”>
](<span)Shem Phillips (Garphill Games) s’est fait connaître avec Shipwrights of the North Sea (seul titre de la trilogie non traduit) qui avait immédiatement avec ses superbes illustrations et une mécanique bien pensée. Soutenu par 1301 contributeurs (un bon score en 2014), le jeu ne s’était peut-être pas révélé à la hauteur des attentes de tous mais une belle relation s’était nouée entre l’auteur-éditeur néo-zélandais et les joueurs français. En plus de nous faire découvrir un illustrateur époustouflant qui allait rapidement nécessiter une étagère rien que pour “ses” jeux. Quelques mois plus tard, la suite Raiders of the North Sea (Pillards de la mer du nord en français), financée par 1 994 contributeurs après une campagne exemplaire allait connaître en boutique un succès bien mérité et même se retrouver parmi les nominés du Spiel 2017.
A la façon des bonnes licences, la fin de la trilogie ne marque pas la fin de l’histoire. Shem abandonne pour une fois les vikings mais pour mieux s’intéresser à ceux qui étaient jusque là leurs “victimes” : les riches royaumes de l’ouest et leur étrange manie de vouloir construire d’immenses bâtiments affichant leur richesse. On reste dans la même époque; l’identité graphique est préservée grâce aux “pinceaux” de The Mico, fidèle au poste; mais aussi par la reprise de l’iconographie et du design de la trilogie “of the North Sea”. Si vous avez joué à un de ces jeux, vous serez en territoire connu. Et c’est très bien ainsi car elle est aussi agréable que fonctionnelle.
[“https://www.cwowd.com/wp-content/uploads/2018/03/Architects-of-the-West-kingdom-Plateau.png” data-rel=“prettyPhoto[image-266967]”>
](<span)Architects est différent des précédents par les mécaniques, par l’ambiance générale du jeu. Vous n’aviez jamais qu’un ouvrier dans Pillards ? Cette fois, vous commencerez avec vingt et ils seront d’autant plus efficaces que vous en avez déjà placé à un endroit donné. Mais vous allez en perdre : chaque construction, qui sont la principale façon de marquer des points (et détermine la fin de partie), bloque définitivement un ouvrier; vos adversaires peuvent les prendre en otages (et ne s’en priveront pas si vous commencer à être un peu présent sur un emplacement); ceux œuvrant au marché noir finiront en prison (vous pourrez payer pour les récupérer). Le marché noir offre une voie alternative de progresser dans le jeu, couplé à un système de Vertu qui va favoriser ou pénaliser les joueurs selon leur degré de vertu. Etre vertueux sera bénéfique à long terme et une obligation pour participer à la cathédrale mais vous interdit le marché noir; sombrer dans le crime vous permettra des gains rapides tout en étant pénalisé à long terme. Mais rien n’empêche de se racheter par ses “bonnes actions”, tout se paie.
Le jeu s’annonce donc nettement plus interactif que Pillards. Et un peu plus "libre"stratégiquement. Il s’agit toujours d’une course, avec la partie se terminant une fois un certain nombre de bâtiments construits. Mais l’opposition bénéfice à long terme/bénéfice à court terme selon le positionnement sur l’échelle de Vertu laisse aux joueurs plusieurs alternatives quant à la façon de gagner cette course. Architects est comme Pillards un jeu où vous devrez construire un “moteur” mais celui-ci peut être aussi simple que : “générer en masse des matières premières pour construire les plus beaux bâtiments tout en marquant un maximum en Vertu et bonus”; ou tordu, façon “être au plus bas dans la Vertu pour ne plus payer de taxes et recruter gratuitement une armada d’assistants qui génèrent plus de ressources que nécessaire et les transforment en points de victoire mais en accumulant les dettes que je rembourse avec l’argent des meeples adverses que je prends en otage ce qui me rapporte au passage des points de vertu pour ne plus être trop pénalisé en fin de partie”.
[“https://www.cwowd.com/wp-content/uploads/2018/03/Architects-of-the-West-kingdom-Assistants.png” data-rel=“prettyPhoto[image-266967]”>
](<span)Les amateurs d’Agricola (mais pas que) apprécieront aussi que cette orientation stratégique se fasse avant même de poser le premier ouvrier, les joueurs draftant leurs constructions/contrats. Couplé aux pouvoirs uniques de chaque personnage, il est donc possible de s’inventer à chaque partie une stratégie totalement différente qui ne dépendra pas du hasard mais bien de nos seuls choix.
A noter que la campagne ne propose aucun Stretch Goal, tout étant “offert” d’entrée. C’est la grande tendance 2018 même si, pour le moment, c’est plutôt la fausse bonne idée de l’année. En s’appuyant sur le succès de Pillards de la Mer du Nord, et de nombreuses localisations, Architects of the West Kingdom sera-t-il la campagne qui bénéficie de cette tendance ? Pour l’instant, c’est en tout cas celle qui la présente et l’exploite de la meilleure façon. Dommage, par contre, que les pièces métalliques, qui étaient incluses pour Pillards, soient désormais en option.
Les autres sorties de la semaine
Dead Throne
[“https://www.cwowd.com/wp-content/uploads/2018/03/Dead-Throne.jpg” data-rel=“prettyPhoto[image-266967]”>
](<span)Sur Kickstarter jusqu’au 14 avril.
La page KS. Le forum oĂą on en discute.
Il arrive parfois que des projets nous laissent totalement dubitatifs; mais rarement autant que celui-ci. Si vous avez aimé Might & Magic, Magic Realm ou Talisman, jetez-y donc deux yeux. Sinon, jetez-y un. En l’état, bien difficile de dire s’il s’agit juste d’un délire de joueur qui s’est bien fait plaisir ou si nous sommes en présence d’une petite perle ludique. D’un côté, c’est en effet rien de plus qu’un “roll and move” qui fait piocher des cartes d’événements. De l’autre… ça ressemble beaucoup à Might & Magic^^. De même, la boîte-distributeur de cartes tient du génie ou du gadget sert-à -rien voire pénible…
Bref, probablement un projet sans réel intérêt. Mais ne venez pas râler ensuite car vous êtes passé à côté du prochain Gloomhaven (peu probable, tout de même^^). Une version française est envisagée en Stretch Goal mais son financement ne sera jamais atteint.
Dinosaur Island: Back from Extinction
[“https://www.cwowd.com/wp-content/uploads/2017/02/Dinosaur-Island.jpg” data-rel=“prettyPhoto[image-266967]”>
](<span)Sur Kickstarter jusqu’au 21 avril.
La page KS. La fiche du jeu.
Un an après, le retour. Non content de “s’inspirer” sans scrupule d’une licence, Pandasaurus Games en reprend aussi les recettes marketing. Je sais, cette introduction n’est guère sympathique (un peu de patience, on va en dire du bien) mais Dinosaur Island est au fond un méchant plagiat de Jurassik Parc. Pas par le thème, ce n’est pas le seul jeu à proposer de gérer un parc de dinosaures; mais par la reprise d’éléments iconographiques de la licence. On vous laisse seul juge du bien et du mal, on se contentera de trouver que le tarif du jeu, qui nous semble bien élevé, se justifierait plus facilement si son éditeur respectait, et payait, les droits d’une licence qu’il pille sans plus sourciller. Vu le succès de la campagne, qui va
Et le jeu dans tout ça ? Passé outre le design hyper flashy qui est moins pire en vrai que sur un écran mais tout de même plus flashy tu meurs, on trouve un très bon jeu de pose d’ouvriers. Pas un jeu réellement novateur mais bien fait et riche en ambiance (on se sent réellement à la tête du Jurassik Parc). Il est assez rare qu’on jeu de gestion soit bon dans ce domaine et cela, à lui seul, l’emporte sur tout le reste… si vous aimez les jeux de pose d’ouvrier un peu léger. Si vous préférez les jeux bien complexes, avec des choix et de l’optimisation à tout-va, Dinosaur Island ne vous conviendra pas. Du tout. Et, du coup, le tarif élevé devient un vrai problème; il conviendrait mieux à un jeu “lourd”. Il faut aussi aimer les meeples en plastique. De superbes meeples de dinos qui font envie; mais en plastique. Rose. Et qui ne sont que cosmétiques, aucune différence réelle sur le jeu (à part son prix, évidemment).
Si vous avez déjà le jeu de base, l’extension se justifie totalement car ajoutant un peu d’intérêt/profondeur. Si vous aimez les jeux de gestion légers et immersifs, la seule question est financière. Et si vous cherchez un jeu pour deux joueurs, on aimerait volontiers que vous nous dites ce que vous pensez de Duelosaur Island.
Pacific Rim: Extinction
[“https://www.cwowd.com/wp-content/uploads/2018/03/pacific-rim-extinction.jpg” data-rel=“prettyPhoto[image-266967]”>
](<span)Sur Kickstarter jusqu’au 4 avril.
La page KS. Le forum oĂą on en discute.
Un lancement réussi, essentiellement du à une offre Early Bird très attractive. Mais une campagne qui s’annonce parmi les plus décevantes avec pléthore de Stretch Goals donnant le droit à de nouveaux add-ons. A réserver aux pauvres parents d’ados qui pourront difficilement dire non. Car, dans le même genre, on est quand même très loin de l’offre, et de l’intérêt, d’un GKR Heavy Hitters il n’y a pas si longtemps.
Dragon Keepers
[“https://www.cwowd.com/wp-content/uploads/2016/01/dragon-keepers.jpg” data-rel=“prettyPhoto[image-266967]”>
](<span)Sur Kickstarter jusqu’au 10 avril.
La page KS. Le forum oĂą on en discute.
Un Vital Lacerda sur Kickstarter tient de l’événement. Qu’il soit illustré par The Mico un peu moins (euphémisme) mais celui-ci nous dévoile une nouvelle facette de son talent avec des illustrations de dragounets choupinous que ne renierait pas DreamWorks. On s’attendait donc à un franc succès pour ce projet; mais après déjà 6 jours de financement, le projet a juste atteint 50% de son objectif. Certes, on se doutait bien qu’un Lacerda “familial”, créé par Vital et sa fille, ne remuerait pas non plus les foules, ses fans étant des joueurs rompus aux jeux lourds. Très lourds, même. Mais, tout de même… Dragon Keepers nous semble injustement délaissé par les backers. Le jeu est intéressant. Ou plutôt les jeux puisqu’il propose, en plus d’un coopératif qui semble assez difficile, un mode adapté aux enfants. La réalisation de toute beauté. Et le tarif très compétitif (environ 25€ fdpin).
Aucune raison que ce projet ne finance pas. Et même largement. Mis à part ses Stretch Goals tue l’amour.
Warfighter WWII - Wave 2 - Pacific
[“https://www.cwowd.com/wp-content/uploads/2017/11/Warfighter\-flat.jpg” data-rel=“prettyPhoto[image-266967]”>
](<span)Sur Kickstarter jusqu’au 5 avril.
La page KS. Le forum oĂą on en discute.
Peu de choses à en dire, comme souvent avec Dan Verssen. Un jeu connu, apprécié et même très apprécié des amateurs de wargames en solo, dans un nouveau cadre d’opération. On aime ou pas, et on a le budget ou pas. Car si le jeu de base reste abordable, avec le taux de change actuel très favorable, l’addition monte rapidement avec 11 extensions.
Warriors of Jogu: Feint
[“https://www.cwowd.com/wp-content/uploads/2017/05/Warriors-of-Jogu-Feint.png” data-rel=“prettyPhoto[image-266967]”>
](<span)Sur Kickstarter jusqu’au 14 avril.
La page KS. L’agenda.
Après une annulation en toute fin de campagne, le projet étant financé de justesse, Monsoon Publishing retente sa chance avec une page remaniée mais des conditions identiques. Le résultat est déjà légèrement meilleur mais sans vraiment bouleverser la donne car soutenu par des Early Birds pendant 3 jours. Ceux-ci n’étant plus disponibles, la campagne est déjà quasiment à l’arrêt. Un sympathique jeu pour deux joueurs, basé sur la déduction et le bluff (chaque joueur connaît seulement un des deux emplacements qui marqueront des points à chaque tour, reste à deviner celui connu de son adversaire sans révéler celui qu’on vise).
Shogun Big Box et Fresco Big Box
[“https://www.cwowd.com/wp-content/uploads/2018/03/Freso-et-Shogun-Big-Box.jpg” data-rel=“prettyPhoto[image-266967]”>
](<span)Sur Kickstarter jusqu’au 27 mars. Jeux en français.
La page KS. L’agenda.
On s’est souvent plaints du manque d’intérêt des campagnes de Queen Games, longtemps de la précommande avec des tarifs plus élevés qu’en boutique. Il semble qu’ils aient depuis quelques temps corrigé un peu le tir. C’est en tout cas le second projet de suite où les conditions sont tout à fait acceptables et avec le “petit” bonus suffisant pour compenser un éventuel surcoût par rapport aux boutiques. Cette fois, le tarif pour Fresco Big Box semble en phase avec le prix boutique avec un plateau alternatif en bonus. La Shogun Big Box semble un poil plus onéreuse mais le “bonus” est cette fois conséquent avec le remplacement de tous les cubes et jetons cartons par des meeples personnalisés. Soit, tout de même, 452 morceaux de bois exclusifs. Certes, on se satisfaisait parfaitement des cubes qui fonctionnent parfaitement avec la “tour” mais les 80 théâtres, temples et châteaux sont du plus bel effet.
Pour rappel, ces Big Box incluent les règles en français et comprennent l’intégralité des extensions, modules et autres Queenies existants.
Pelegrinus
[“https://www.cwowd.com/wp-content/uploads/2017/03/Pelegrinus.jpg” data-rel=“prettyPhoto[image-266967]”>
](<span)Sur Kickstarter jusqu’au 3 avril. Jeux en français.
La page KS. L’agenda.
Si le nom Asyncron est associé avec d’excellents titres, c’est essentiellement en tant que partenaire pour la version française. Dès qu’ils gèrent eux-même un projet, ils donnent la fâcheuse impression d’y aller à reculons, comme s’ils regrettaient de faire appel au crowdfunding pour sortir un jeu. Ou, en l’occurrence, pour apporter à un jeu prévu à leur catalogue un matériel et une qualité éditoriale correspondants aux standards actuels. Nous ne sommes certes pas les plus grands fans de leur façon de communiquer avec “leurs” souscripteurs mais on aimerait un peu plus d’enthousiasme et d’audace de leur part. Ne pas lancer son projet dans l’anonymat du samedi; présenter un matériel de départ qui donne envie; de la vidéo en anglais sur une page en anglais; de bonnes conditions (parce que le tarif plus élevé, une fois les frais de port ajoutés, que le tarif boutique recommandé sans rien pour faire la différence, non merci : le crowdfunding n’est pas une affaire de charité)… Et, surtout, une “scénarisation” de la campagne qui soit réaliste : si le but avoué, est de donner de la 3D au jeu, avec des miniatures, quel intérêt de présenter une version digne des années 80 qui se finance (hmm hmm) à 10k€, puis 5 Stretch Goals (qui seraient le minimum vital pour un jeu moderne) jusqu’à 20k€… et toujours pas ces fameuses améliorations 3D promises/espérées.
Ils ne voudraient pas y arriver, ils pourraient difficilement mieux s’y prendre. Et c’est fort dommage car le jeu semble en plus intéressant. Malheureusement, celui-ci est bien parti pour faire un Guedelon bis.
L’actualité des projets en express
[“https://www.cwowd.com/wp-content/uploads/2018/02/Batman-Gotham-City-Chronicles.jpg” data-rel=“prettyPhoto[image-266967]”>
](<span)Le rythme a encore diminué cette semaine pour Batman qui aura du se “contenter” (par rapport aux ambitions affichées, dans l’absolu le score ferait saliver bien des porteurs de projets… qui n’ont pas le même investissement de départ) d’environ 150 nouveaux souscripteurs quotidiens. Aux deux-tiers de la campagne, rien ne semble indiquer une quelconque reprise de dynamique et on peut désormais se demander si les 20.000 backers seront atteints. Le format particulier de la stratégie retenue par Monolith rend délicate toute spéculation et défie toute logique quand on voit que même l’ouverture à des “licences extérieures” comme Green Arrow ne semble pas influencer le moins du monde sur la dynamique.
[“https://www.cwowd.com/wp-content/uploads/2017/11/AuZtralia.jpg” data-rel=“prettyPhoto[image-266967]”>
](<span)Bonne semaine pour AuZtralia qui a franchi cette semaine le cap des 2000 souscripteurs. Et vu les nombreuses améliorations apportées au jeu, comme les ressources “réalistes”, le rythme devrait repartir de plus belle… s’ils se décident à les mettre en avant. L’offre commence à avoir belle allure !
On a craint le pire pour Mysthea qui semblait s’effondrer une fois terminés les Early Birds. Après quelques jours inquiétants, la campagne a retrouvé un rythme de croisière assez dynamique pour de nouveau envisager l’avenir avec optimisme. Sorcerer City n’a pas connu un départ aussi rapide (pas d’Early Birds) mais est resté ensuite plus stable à un rythme sensiblement identique. Il semble même gagner chaque jour en attraction, comme un projet qui demande du temps pour être apprécié. Reste tout de même quelques doutes, dans les deux cas, quant à leurs qualités réelles.
[“https://www.cwowd.com/wp-content/uploads/2018/03/Sorcerer-City.jpg” data-rel=“prettyPhoto[image-266967]”>
](<span)Petit à petit, Secret Unknown Stuff: Escape from Dulce se rapproche d’un possible financement. Lentement. Très lentement. Et malgré le remplacement de 10 standees par leurs figs. Avec seulement 350 souscripteurs, on peut donc désormais s’inquiéter de la viabilité du projet et ses 18 figurines différentes. Surtout qu’il reste encore 35 standees dans le jeu…
Peu de choses à signaler du côté de Cat’astrophes, englué par ses Early Birds au tarif trop bas pour inciter les nouvelles souscriptions. Situation guère plus brillante pour Castles of Caleira. Et c’est franchement plus inquiétant pour un micro-jeu à 9€ (fdpin).
Ça pédale chez Into The Black: Boarding Party qui a certes trouvé son financement à la troisième tentative mais avec 5 nouveaux backers quotidiens et 250 au total, il lui reste encore à trouver un public. Avec un ou deux backers de plus chaque jour et 750 recrutés au total, Argonauts: 2nd Edition pourrait presque fanfaronner… s’il ne s’agissait pas d’un reprint… que visiblement peu de joueurs attendaient/désiraient. Croise aussi dans ces eaux calmes à +7/8 backers/jour : Spillover, l’extension pour Peak Oil que vous avez tout intérêt à aller acheter en boutique.
Ils n’ont pas encore trouvé le bouton d’annulation mais il serait temps : Gangster Paradise (qui a apparemment aussi perdu le lien pour publier des Actus)
Et, enfin, campagne malheureusement annulée pour Immortal 8 qui semble s’orienter vers une sortie directe en boutique. Vu l’enthousiasme des membres pour ce projet, la nouvelle devrait finalement faire des heureux.
Au programme des jours Ă venir
Semaine petits jeux, ça change.
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](<span)Dès ce lundi avec Dice Rice, adaptation en jeu de dés de Spirits of the Rice Paddy, Vinyl et ses collectionneurs de disques et, enfin, Fire in the Library qui testera la capacité des joueurs à gérer urgence et prise de risques.
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](<span)Mardi avec Railroad Rivals, un jeu de train à base de pose de tuiles; la version internationale de Songbirds, un petit jeu japonais de pose de cartes aussi simple que capable de vous torturer les méninges; Sweet Mess et ses réalisations de gâteaux où on nous promet que “les ressources servent aussi d’ouvriers”; Imperius, ré-implémentation de Solstice: Fall of Empire, jeu Grant Rodiek (Cry Havoc, Farmageddon), passé totalement inaperçu. Un nouveau projet de Kolossal Games qui a décidé de financer tout un catalogue en 2018; reste à savoir comment les backers vont réagir (ou pas réagir, d’ailleurs).
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](<span)Et il y aura un jeudi à suivre cette semaine avec World’s End, coopératif rapide mais pas vraiment coopératif sur fond de post-apocalypse. Le plutôt glauque The Awful Orphanage dont il faudra sortir. Et, finalement, le très intriguant MourneQuest, un coopératif au cœur des légendes irlandaises qui parait méchamment surproduit… comme on les adore^^
Et ce sera tout pour cette semaine. Bons jeux Ă tous !

