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Jeux en financement participatif : la revue de la semaine (6 juillet 2020)

TH
par Thierry, le

Lien vers l'article : https://www.cwowd.com/jeux-en-financement-participatif-la-revue-de-la-semaine-2020716/ L’étĂ© est gĂ©nĂ©ralement une pĂ©riode de calme sur Kickstarter. 2020 Ă©tant une annĂ©e Ă  part, il faut probabl…

Lien vers l’article : https://www.cwowd.com/jeux-en-financement-participatif-la-revue-de-la-semaine-2020716/

L’étĂ© est gĂ©nĂ©ralement une pĂ©riode de calme sur Kickstarter. 2020 Ă©tant une annĂ©e Ă  part, il faut probablement s’attendre Ă  ce que cette habitude ne tienne pas.

Le programme de juillet s’annonce dĂ©jĂ  assez chargĂ©. Et va certainement s’enrichir de quelques gros coups entre ceux qui ont retardĂ© des sorties prĂ©vues au printemps et d’autres qui, sous contrainte financiĂšre, prĂ©fĂ©reront ne pas attendre l’automne.

De toute façon, c’est pas comme si on allait tous partir trois mois sous les tropiques


Ils se terminent

Jeu Canopy

Canopy

Se termine le vendredi 10 juillet Ă  22h. La page KS. On en discute.

Tim Eisner, auteur d’un trĂšs joli -et trĂšs familial- The Grimm Forest (La ForĂȘt des FrĂšres Grimm) puis du trĂšs attendu Tidal Blades: Heroes of the Reef , revient Ă  ses activitĂ©s d’auteur-Ă©diteur comme pour son premier jeu, March of the Ants.

Mais, cette fois, avec les leçons apprises en tant qu’auteur et en soignant Ă  mort la Direction Artistique. Sur le thĂšme “nature” de ce titre, les pinceaux de Vincent Dutrait font merveille. Au point qu’il est difficile, si ce thĂšme Ă©veille votre intĂ©rĂȘt, de passer sans regrets.

Et en mĂȘme temps, pourquoi rĂ©sister ? Ce jeu pour deux, Ă  base de draft agrĂ©mentĂ© de stop ou encore ne rĂ©volutionnera certainement pas le monde ludique. Mais la mĂ©canique semble efficace et devrait permettre de partager avec des joueurs moins aguerris cet exercice de crĂ©ation d’une forĂȘt vierge variĂ©e et Ă©quilibrĂ©e.

Le tarif est en plus trĂšs accessible. MĂȘme si la Deluxe souffre du mĂȘme souci que OcĂ©ans avec des jetons plus “nobles” qui font perdre le bĂ©nĂ©fice d’illustrations trĂšs rĂ©ussies. Et un pledge de base qu’on pourrait trĂšs bien retrouver un jour en boutique Ă  un tarif Ă©quivalent (et probablement en français, le jeu est bien trop beau pour qu’aucun Ă©diteur ne signe avec un thĂšme aussi porteur).

Car c’est finalement le seul dĂ©faut de ce projet que de proposer seulement une version anglaise. Cela ne devrait pas ĂȘtre bien compliquĂ© Ă  franciser “maison”, la plupart des cartes n’ont pas de texte. Mais c’est aussi un argument pour rendre une localisation future encore plus probable.

Parasite Game. Jeu en français. J’en ai beaucoup « parlĂ© » la semaine derniĂšre mais il reste quelques heures pour participer Ă  ce financement. Un paquet de cartes qui ajoutent des variations de rĂšgles Ă  n’importe quel jeu dans votre collection (ou presque). A 10/12 fdpin (selon que vous ĂȘtes en France ou en Belgique), mĂȘme si cela ne sert qu’occasionnellement, il y a le potentiel Ă  vivre quelques parties mĂ©morables.

Et puis, j’ai bien envie de savoir ce que permet le prochain Stretch Goal exclusif “cwowd’neuf ?” 😉

Fin le lundi 6 juillet Ă  20h.

****Fire Tower: Rising Flames. Sans doute trop lĂ©ger pour les habituĂ©s de cwowd. Il faut tout de mĂȘme reconnaĂźtre de l’originalitĂ© Ă  ce jeu qui rĂ©ussit Ă  concilier compĂ©titif (Ă  la limite du take that) et lutte contre un incendie de forĂȘt.

Fin le jeudi 9 Ă  20h.

Intrepid. Vous ĂȘtes des astronautes Ă  bord de l’ISS (la Station Spatiale Internationale) qui doivent faire face Ă  une situation de crise. Genre Gravity (le film). Voila pour le dĂ©cor. Pour le jeu, des dĂ©s dont il faudra optimiser le placement. Ensemble, c’est Ă©videmment un coopĂ©ratif.

Parmi les points forts, outre le thĂšme : des tours libres, chacun plaçant ses ressources (dĂ©s) au moment le plus opportun (et non, ce jeu n’est pas en temps rĂ©el); des pouvoirs asymĂ©triques -comme souvent dans les coopĂ©ratifs- mais aux compĂ©tences moins classiques.

C’est nettement moins sexy au niveau de l’édition. Le style rouillĂ© et crasseux, plutĂŽt Soyouz, semble bien loin du rĂ©el aseptisĂ© et mĂ©ticuleux de l’ISS. On peut regretter aussi une certaine lĂ©gĂšretĂ© dans le choix des nationalitĂ©s du jeu (de base : USA, Allemagne, Japon et Malaisie
 sĂ©rieux ?). L’éditeur n’avait pas prouvĂ© grand chose avec son prĂ©cĂ©dent Getaway Driver, cela ne met guĂšre en confiance.

Fin le 9 Ă  23h30.

Overlord: a Boss Monster Adventure. On retrouve l’univers de Boss Monster, tout en pixels. Mis au service d’un jeu de pose de tuiles Celui-ci va vous permettre de crĂ©er des royaumes ressemblant Ă©trangement (ou pas) Ă  ceux que vous avez pu arpenter en long et en large si vous avez jouĂ© Ă  Zelda.

Et il faut reconnaĂźtre que le pixellisĂ© fonctionne parfaitement dans cette proposition avec un effet d’ensemble qui parle aux nostalgiques.

C’est propre au niveau des mĂ©caniques. Avec quelques petits twists (les habitants de chaque tuile qui ont des prĂ©fĂ©rences, des portails pour dĂ©placer ce petit monde selon ses exigences) bienvenus. Et c’est signĂ© d’un illustre inconnu et de Kevin Russ qui avait dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ© un joli carton sur Kickstarter avec Calico (souvenez-vous, la pose de tuiles -encore- pour rĂ©aliser des patchworks dont la qualitĂ© est jugĂ©e par des chats).

Fin le vendredi 10 Ă  6h01.

Shelfie Stacker. RĂšgle traduite. Ce jeu « meta » nous mettant dans la peau de collectionneurs de jeux devant organiser leur ludothĂšque
 s’en est plutĂŽt bien tirĂ©. Le dĂ©part fut laborieux, atteindre le millier de souscripteurs n’avait rien d’une Ă©vidence. Et ce sera largement fait.

On aurait pu penser que Shem Phillips et ses trois jeux dans le top 100 BoardGameGeek (Pillards de la Mer du Nord, Architectes du royaume de l’ouest, Paladins du Royaume de l’Ouest
) jouait sur du velours avec un thĂšme omniprĂ©sent chez son public cible. HĂ©las, les jeux “meta” ne fonctionnent jamais vraiment. Et ce placement de dĂ©s -trĂšs spĂ©ciaux-, n’aura pas vraiment conquis des habituĂ©s apprĂ©ciant les jeux plus exigeants.

Fin le samedi 11 Ă  8h.


Au programme des jours Ă  venir

Deux projets (au moins) ont le potentiel à réussir un gros coup cette semaine. Tous deux au programme de mardi.

Mindclash ne fait (en gros) qu’un jeu par an : Trickerion, Anachrony, Cerebria
 En voila un qui rate rarement son coup. On l’espĂšre pour eux, encore, car ils dĂ©barquent avec une proposition particuliĂšrement casse-gueule.

Perseverance: Castaway Chronicles vous met Ă  la tĂȘte de chasseurs partis attraper du dinosaure. Gestion du campement, dĂ©fense, chasses
 le tout avec du placement de dĂ©s (draftĂ©s), compĂ©titif mais avec des phases de dĂ©fense nĂ©cessitant de la coopĂ©ration.

Un jeu de gestion aux mĂ©caniques assez classiques. De prime abord. Car il est conçu en Ă©pisodes. Quatre, pour ĂȘtre prĂ©cis. Dont la complexitĂ© va en augmentant. Chaque Ă©pisode Ă©tant conçu pour ĂȘtre jouĂ© deux fois, les rĂ©sultats de la premiĂšre partie se reflĂ©tant sur la seconde. Une sorte de faux legacy. Qui n’a rien d’obligatoire.

Et le tout, si j’ai bien compris, en deux jeux. La campagne à venir concernera en effet la boüte “Episodes 1-2”. Avec la “Episodes 3-4” à venir, plus tard. Difficile d’imaginer plus casse-gueule. A moins que je n’aie rien compris


Dans un registre trĂšs diffĂ©rent, AEG s’attaque lui aux jeux de pirates avec Dead Reckoning. LĂ  aussi, un jeu de toute beautĂ© (on ne remerciera jamais assez les « pinceaux » de Mr Ian O’Toole). Mais probablement trompeur : si vous aimez l’aventure, les histoires et la mythologie piratesque
 ce jeu ne sera probablement pas pour vous.

John D. Clair (Edge of Darkness, Space Base, Mystic Vale
) poursuit lĂ  son exploration de la mĂ©canique de card crafting (cartes transparentes qui se superposent pour n’en former qu’une) dont il est le maĂźtre. En y ajoutant une cube tower du plus bel effet pour la rĂ©solution des combats.

SĂ©duisant. Si on accepte qu’il s’agit plus d’un jeu de gestion-optimisation, et apparemment plutĂŽt exigeant, que d’aventures.

Restera l’inconnue Shadow Kingdoms of Valeria. ÉniĂšme titre de la sĂ©rie des Valeria de Daily Magic Games (Valeria : Le Royaume, Villages of Valeria, Quests of Valeria, Corsairs of Valeria). Le jeu a l’air intĂ©ressant, la rĂ©alisation Ă  la hauteur des prĂ©cĂ©dents : il y aurait donc potentiel Ă  un joli score. Malheureusement, l’éditeur a choisi ces derniĂšres annĂ©es d’utiliser Kickstarter comme une simple prĂ©commande / avance de trĂ©sorerie; et rien ne laisse supposer qu’il en aille diffĂ©remment cette fois


Et ce sera tout
 pour aujourd’hui. On se retrouve demain pour faire le tour des sorties. N’oubliez pas que backer, c’est bien. Jouer, c’est encore mieux.

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