
Intro
Aujourd’hui, journée chez des amis, j’ai essayé de sortir ce jeu d’ambiance très particulier. Two Rooms and a Boom est un jeu de Alan Gerding et Sean McCoy édité par 17wanzy et localisé par Iello.
Matériel
Matériel minimaliste avec deux tuiles leaders, deux livrets pour les règles et les personnages et une cinquantaine de cartes rôles pour une quinzaine d’euros.
Règles
Le jeu est très simple et les règles sont claires dans l’ensemble. Le seul souci est qu’il existe deux boîtes (une bleue et une rouge) et j’ai le sentiment que certains rôles tiennent compte de rôles ou caractéristiques de l’autre boîte. Il y a donc quelques cartes rôles qui semblent un peu inutiles.
Principes du jeu
Un ensemble de rôles sont distribués au hasard parmi les participants. Quoiqu’il arrive, doivent être présents le président et le poseur de bombe qui appartiennent respectivement aux équipes bleue et rouge. En mode simple, les autres rôles sont d’appartenir à l’équipe rouge ou à l’équipe bleue (même nombre de participants dans chaque équipe) et en cas de nombre impair, le parieur.

Ensuite, les joueurs sont répartis au hasard dans deux pièces différentes. Les pièces ne peuvent pas communiquer entre elles et doivent donc être de préférence un peu éloignées. L’objectif de l’équipe rouge est d’amener à la fin de la dernière manche dans la même pièce le président et le poseur de bombes. L’objectif de l’équipe bleue est donc de les séparer.
Pour cela, les joueurs vont durant plusieurs manches (3 pour une partie découverte) discuter, potentiellement de montrer leurs cartes, la révéler et obligatoirement élire un leader dans chaque pièce. En fin de manche (les manches sont minutées), le leader de chaque pièce va échanger un certain nombre d’otages avec le leader de l’autre pièce. Débute alors la manche suivante jusqu’à la fin et on vérifie alors les rôles pour découvrir qui a gagné.
En mode plus avancé, les rôles prennent leur importance et chaque joueur a potentiellement une action particulière à faire pendant le jeu ou une mission à réaliser. Par exemple, un rôle lui permet de se balader librement de pièce en pièce et un autre ne doit absolument jamais quitter sa pièce de départ pour remplir sa mission.
La Partie
Nous étions à 8 chez des amis. Sous les 10 personnes, nous jouons obligatoirement 3 manches de 3, puis 2 et enfin 1 minute, un unique otage étant échangé à chaque fin de manche. A quatre dans chaque pièce, c’était un peu compliqué. Lorsque vous partagez votre rôle avec quelqu’un ça va vite pour que tout le monde le sache. Puis pour qu’un leader soit renversé il faut plus de la moitié des joueurs en faveur d’une autre personne, ce qui est compliqué à 4.
Malgré tout, la partie se joue vite et est amusante quand on comprend les rôles des autres participants. Nous arrivons à la troisième manche ou nous sommes 4 rouges dans une pièce et les 4 bleus sont dans l’autre. Nous comprenons vite que l’autre équipe va supposer que nous allons leur envoyer le poseur de bombes et nous envoyer leur président. Nous choisissons donc de garder le poseur de bombes avec nous et gagnons la partie.
Mon avis
J’ai donc réalisé trois parties, dont deux l’année dernière à douze avec des étudiants. J’ai trouvé que 8 c’était trop peu et on avait finalement toutes les informations à la dernière manche qui s’est résumée à un coup de poker. J’en avais un meilleur souvenir à 6 dans chaque pièce.
En plus, la partie en mode simple est pour moi une découverte et le jeu prendra tout son sel avec les rôles. Nous n’avons pas pu en refaire une car c’était déjà compliqué comme ça avec 7 enfants en bas âge (le plus âgé a 6 ans).
Mais je trouve le malgré tout que le jeu procure de bonnes sensations et est très nerveux avec une dernière manche d’une minute où il faut rapidement prendre des décisions. Je dirais qu’il est idéal à au moins douze donc et est jouable jusqu’à trente, mais vingt doit être une configuration intéressante.
A demain pour au moins Happy Letters et peut-être un deuxième pour rattraper mon retard.
Ce lundi, petit retour également sur ce mois, mes coups de cœur et les jeux que j’ai rejoués !

