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Menu participatif et ludique de la semaine

La seconde brouette ludique de novembre

TH
par Thierry, le

Vous avez cramé tout le budget la semaine derniÚre, non ? Non ? Il vous en reste ? Eh ben ! Mais c'est que ça tombe bien, parce que les éditeurs ont décidé de vous en rajouter une petite couche.

Bim ! Prends ça, maudite CB ! (Allez ! Courage ! On devrait avoir une semaine de calme ensuite
)

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Revenant

Revenant fait suite Ă  Voidfall, dont il partage le mĂȘme univers. Les joueurs dirigent des flottes spatiales, affrontant une nouvelle fois la menace des Voidborn, tout en cherchant Ă  ĂȘtre le plus influent auprĂšs des autres factions.

MĂȘme si le jeu semble totalement diffĂ©rent de Voidfall, qui se baladait allĂšgrement Ă  la frontiĂšre du 4X, je ne vais pas tenter de m’interposer entre le bĂ©bĂ© et ses fans : vous avez certainement trĂšs envie de dĂ©couvrir quelle nouvelle recette Mindclash Games vous a concoctĂ©e. Je dis vous car, dans mon cas, la complexitĂ© des titres de cet Ă©diteur a (hĂ©las) eu raison de ma bonne volontĂ©. A l’inverse, d’autres (probablement bien plus nombreux) en ont fait un de leurs Ă©diteurs vedettes, qui a dĂ©montrĂ© avec Anachrony, Trickerion, Cerebria, Perseverance
 qu’il Ă©tait capable de toujours surprendre l’amateur de jeux costauds.

Et cela semble ĂȘtre encore le cas cette fois, avec un jeu rempli de gros vaisseaux dans l’espace mais basĂ© sur un systĂšme de placement d’ouvriers bien troussĂ©, inhabituel dans le space opera. Vous y retrouverez tous les poncifs habituellement rĂ©servĂ©s aux ameritrashers, comme l’amĂ©lioration des vaisseaux. Mais avec la dimension gestionnaire en plus : la survie de votre flotte est ici cruciale : les points de victoire seront en effet multipliĂ©s par le nombre de vaisseaux survivants. Une originalitĂ© qui devrait totalement redĂ©finir les attentes du genre.

Du coup, la compĂ©tition se fait indirecte; les joueurs ne s’affrontent pas directement, mais se disputent l’influence auprĂšs des diverses factions. Les Voidborn, ennemis communs, ajoutent une nĂ©cessaire couche de menace et de coopĂ©ration pour gĂ©nĂ©rer une forte tension. À la fin de chaque manche, ces derniers attaquent la flotte, infligeant des dĂ©gĂąts aux vaisseaux et pouvant mĂȘme les dĂ©truire. La destruction d’un vaisseau a un impact direct sur le jeu, car elle supprime un emplacement de placement d’ouvriers.

Pour contrer cette menace, les joueurs peuvent entreprendre diffĂ©rentes actions, telles que la destruction des vaisseaux ennemis, la rĂ©paration des vaisseaux endommagĂ©s, le dĂ©placement des vaisseaux vers des zones plus sĂ»res ou l’activation de l’hyperpropulsion du Revenant pour se rendre dans un secteur plus sĂ»r. L’emportera celui qui trouvera au mieux comment Ă©quilibrer coopĂ©ration et rivalitĂ©, protection de ses intĂ©rĂȘts, de ses vaisseaux, tout en accroissant son influence auprĂšs des diffĂ©rentes factions qui composent la flotte.

Mindclash Games, reconnu pour ses créations de qualité, propose ici, une nouvelle fois, une expérience qui me semble nouvelle. Et dans une mise en scÚne terriblement excitante sans pour autant avoir eu à recourir à de gros vaisseaux en plastique. On reste purement dans les codes du jeu de gestion
 comme seul Mindclash (ou presque ?) sait le faire.

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Tous les mardis, chez Philibert : Ventes Flash !

Vestige par Orange Nebula

Vestige

On continue avec les “suites” mais on reste cette fois-ci dans la rĂ©implĂ©mentation (ou presque) du trĂšs apprĂ©ciĂ© Vindication qui passe du medfan Ă  un thĂšme science-fiction mĂątinĂ© de cyberpunk dans lequel les personnages sont des malandrins cherchant la rĂ©demption. Avouez que ça change des Ăąmes troublĂ©es en quĂȘte de rĂ©demption!^^

LĂ  encore, un Ă©diteur respectable (Orange Nebula), qui se contente de publier un jeu une fois tous les trois ans mais le fait avec beaucoup de passion (Vindication, Unsettled). Et, cette fois, un jeu dont on connaĂźt bien le squelette; ce qui permet d’apprĂ©cier les ajouts / modifications comme les robots assistants au lieu des compagnons alĂ©atoires pour des dĂ©parts plus Ă©quilibrĂ©s. Dans l’ensemble, ces modifications semblent avoir Ă©tĂ© pensĂ©es pour accĂ©lĂ©rer le rythme du jeu. Ce qui n’est pas un mal, Ă  mon humble avis, l’original avait clairement tendance Ă  en faire un peu trop (pour rien).

Évidemment, si vous avez dĂ©jĂ  Vindication, vous serez rĂ©ticent Ă  dĂ©penser une somme consĂ©quente pour un titre qui est prĂ©sentĂ© comme un successeur “spirituel”
 Mais soyons honnĂȘtes : c’est bel et bien une version 1.5, optimisĂ©e, purgĂ©e de quelques dĂ©fauts, dynamisĂ©e, fluidifiĂ©e et lĂ©gĂšrement simplifiĂ©e. Dans un futur cyberpunk.

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Gods Heist

Gods Heist

Triton Noir nous revient avec un nouveau jeu d’infiltration qui rapellera forcĂ©ment, d’une façon ou d’une autre, un de leurs prĂ©cedents succĂšs (V-Sabotage et Assassin’s Creed Brotherhood of Venice). Si au moins ils rĂ©utilisaient toujours le mĂȘme systĂšme, on pourrait les traiter de feignasses; mais, non! Il semble bien qu’ils en ont créé un nouveau, diffĂ©rent. Je pense qu’il serait grand temps de consulter, messieurs !

Donc, une nouvelle fois dans un jeu de chez Triton Noir, les joueurs coopĂšrent pour s’infiltrer, en Ă©vitant de combattre, cette fois pour dĂ©rober un artefact ancien dans la CitĂ© des Dieux dĂ©fendue par les arkonides (et s’échapper avec).

MĂ©caniquement, le jeu repose sur des cartes d’action couplĂ©es Ă  des tests de compĂ©tences. Et j’aime beaucoup la possibilitĂ© de combiner les cartes d’action pour crĂ©er des combos et des effets plus puissants. Ou de pouvoir s’en dĂ©fausser pour rĂ©duire la difficultĂ© des tests. Ce multi-usage donne gĂ©nĂ©ralement des situations de jeu intĂ©ressantes, avec de vrais choix qui pimentent les sensations.

Le jeu semble trĂšs intĂ©ressant, probablement moins “puzzle” que les prĂ©cĂ©dents titres de Triton Noir. Un peu plus de hasard, d’incertitude. Un peu plus de “campagne” aussi, avec la possibilitĂ© de dĂ©bloquer des amĂ©liorations de personnage et/ou de deck en accomplissant des objectifs, la persistance des blessures subies.

Un peu plus de maturitĂ© ? En tout cas, ça fait plaisir de voir cet Ă©diteur, qu’on apprĂ©cie beaucoup, repasser par la case crĂ©ation. Tout en continuant dans ce qu’il fait de mieux : nous mettre sous pression avec la menace de dĂ©clencher une alarme.

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Tanares Expeditions: Central Sea

Tanares Expeditions: Central Sea

Je suis un peu embĂȘtĂ© pour Ă©crire sur ce projet car je ne comprend pas grand chose Ă  ce que fait son Ă©diteur, Dragori Games. Non pas qu’il fasse du mauvais boulot ! Bien au contraire, ses titres sont gĂ©nĂ©ralement trĂšs apprĂ©ciĂ©s des fans. J’ai juste le plus grand mal Ă  comprendre leur logique de crĂ©er plusieurs jeux semblables (des dungeon crawlers) dans le mĂȘme univers mais avec des systĂšmes et mĂ©caniques diffĂ©rents. J’aime bien quand les choses sont simples


Tanares Expeditions est donc le second dungeon crawler de Dragori Games aprĂšs Tanares Adventures qui Ă©tait, lui-mĂȘme, une extension “change-tout” pour Arena: The Contest (jeu d‘arĂšne, vous aurez devinĂ©). Nouveau titre qui pourra mener sa petite vie bien Ă  lui mĂȘme si vous n’avez ni Arena ni l’autre Tanares qui n’a rien Ă  voir
 si ce n’est l’univers.

Le petit nouveau en profite pour explorer une partie originale de l’univers : ses pirates (avec chacun ses caractĂ©ristiques individuelles qui Ă©voluent aprĂšs les rencontres) qui s’aventurent dans des quĂȘtes dont le narratif tourne autour d’un livret dĂ©taillant les rencontres, cartes et conditions de victoire de chaque aventure.

Sans ĂȘtre un connaisseur de la gamme, il me semble que celui-ci est plus contenu en matĂ©riel et probablement aussi plus accessible. Un bon point de dĂ©part pour dĂ©couvrir l’univers de Tanares, en quelque sorte

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The Waste of Parts

The Waste of Parts

Le thĂšme original de la semaine.

Dans un monde post-apocalyptique, mais fortement orientĂ© steampunk, l’équipage d’un mech gĂ©ant arpente des terres dĂ©solĂ©es Ă  la recherche d’un sanctuaire. C’est donc du coopĂ©ratif, tout le monde devant participer au pilotage de l’engin, aux combats, Ă  rĂ©parer les dĂ©gĂąts, combattre les incendies
 Évidemment, un gros tas de ferraille rouillĂ©e, ça fait du bruit; un parfait aimant Ă  emmerdes.

Et je n’ai guĂšre plus d’infos Ă  partager. Si ce n’est que c’est original, donc. Mais aussi trĂšs joliment rĂ©alisĂ©. Et inspirĂ© des rogue-like. Bien plus de questions que de rĂ©ponses, dĂ©solĂ©. D’autant plus que si l’éditeur est connu (Sky Kingdom Games qui a rĂ©alisĂ© The Isofarian Guard, Dungeons of Infinity
), l’auteur en est Ă  son coup d’essai. Coup de maĂźtre ? Comme les prĂ©cĂ©dents de l’éditeur, plus probable que ça reste ultra confidentiel.

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Galaxy Postman

Galaxy Postman

Relance de Galaxy Postman avec une nouvelle extension et de nombreux nouveaux modules.

Ce pick up and deliver (de messages et passagers) dans l’espace n’a guĂšre soulevĂ© les foules. Il y a pourtant de bonnes choses dans cette boĂźte qui ajoute aux classiques du jeu de livraison des emprunts faits Ă  des titres d’habitude plus â€œĂ©piques” comme amĂ©liorer les capacitĂ©s de son vaisseau, son Ă©nergie, gĂ©rer ses dĂ©gĂąts, et explorer l’univers (nouvelles tuiles, nouveaux objectifs et bonus).

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Defenders of the Realm Legends Edition

Defenders of the Realm: Legends Edition

RĂ©novation en bonne et due forme du jeu Defenders of the Realm, un presque papy du jeu puisque cela fait dĂ©jĂ  15 ans que Richard Launius (aussi connu pour Horreur Ă  Arkham) nous a concoctĂ© ce Pandemic-like medfan. Certes, il y avait eu une rĂ©novation lĂ©gĂšre quelques annĂ©es plus tard (et une version remaniĂ©e superhĂ©ros) mais rien de bien convaincant; difficile de ne pas voir la dĂ©cennie de poussiĂšre qui s’est accumulĂ©e.

Paf ! On change tout : graphismes amĂ©liorĂ©s (facile !), composants mis Ă  jour, rĂšgles actualisĂ©es. Sans toucher Ă©videmment Ă  l’essentiel : on coopĂšre toujours pour dĂ©fendre le royaume contre quatre factions de monstres (aux comportements diffĂ©renciĂ©s). En utilisant des cartes d’action pour les combattre, construire des dĂ©fenses, se soigner, se dĂ©placer et gĂ©rer la corruption (purifie les terres contaminĂ©es par les monstres). Oui, comme dans PandĂ©mie^^. Mais avec des dĂ©s pour les combats.

Et moi je suis ravi de voir ce jeu revenir. M. Launius est habitué à faire évoluer ses créations, à les actualiser. On peut espérer que le résultat sera à la hauteur.

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Garphill Medieval Trilogy Playing Cards + Reprints

RĂ©impression de jeux Garphill Games relance des tirages et nous permet d’en profiter. Pour nous, francophones qui bĂ©nĂ©ficions d’une localisation plus intĂ©ressante grĂące Ă  Pixie Games, ce n’est pas ce qui nous intĂ©resse. Par contre, le nouveau deck pour Paladins of the West Kingdoms ou les goodies
 Les frais de port, ça n’existe pas quand on est complĂ©tiste ? On en discute.

Hands in the Sea

Guerre navale pour deux joueurs, opposant Rome Ă  Carthage, Ă  base de deck-building asymĂ©trique, chaque faction ayant ses propres cartes et stratĂ©gies. C’est signĂ© Phalanx (Hannibal: Rome vs. Carthage
) donc probablement un jeu bien travaillĂ©. Mais attention aux dĂ©lais de livraison qui ont tendance Ă  s’allonger
 La campagne.

Insania

Jeu d’aventure et d’horreur coopĂ©ratif dans lequel les personnages affrontent les inĂ©vitables crĂ©atures multidimensionnelles inspirĂ©es de l’univers de H.P. Lovecraft et tentent de survivre Ă  la folie, qui les handicape, dans des missions narratives en faisant des choix moraux qui influencent le rĂ©cit et leurs personnages.

Le genre a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© explorĂ© en long, large et en travers, et par des pointures avec lesquelles un primo-Ă©diteur aura bien du mal Ă  rivaliser. Celui-ci joue la carte Rome antique ambiancĂ©e 18+, il doit y avoir un public. Mais assez pour financer un jeu Ă  40 figurines ? J’en doute beaucoup. La campagne.

Mech Bunny

Survie en solo avec crafting de cartes. Le pitch est sympa : un lapin robot s’est Ă©crasĂ© sur une planĂšte hostile et doit survivre aux vagues d’ennemis, amĂ©liorer ses cartes et rĂ©parer son vaisseau spatial pour s’échapper. La campagne.

Planepita

Jeu de dextĂ©ritĂ© compĂ©titif, lancĂ© de disques magnĂ©tiques sur un plateau. Façon curling de table. C’est frais visuellement mais ça ne semble pas inventer grand chose. La campagne.

Siege

Un flip and write dans lequel chaque participant défend son chùteau contre des hordes de démons. Gérer les défenses, réparer les murs, attaquer les démons, protéger les civils
 Le 22 novembre. La campagne.

Park Life: Storm

Une extension pour le jeu de plis Park Life (dont je ne sais rien) avec cinq nouveaux modules auxquels je ne comprends rien (franchement, quand je lis le truc, j’ai l’impression de voir le Cul de chouette^^). La campagne.

Bonne semaine à tous. Et n’oubliez pas que pledger, c’est bien; jouer, c’est encore mieux.


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